Sous
sa forme actuelle elle remonte à la première
moitié du 19ème siècle et se présente
en trois parties :
- le sac : outre en peau de chèvre recouverte d'un
tissu généralement de velours qui retient l'air
et permet un jeu continu de l'instrument.
- le pied : il comprend lui aussi trois parties :
1°/ Le hautbois qui sert à réaliser la mélodie
et dont les particularismes sont dus à la forme de
la perce intérieure ainsi qu'au type d'anche double
utilisé.
2°/ Le tuyau d'accompagnement appelé bourdon, "
bronzido," ou " rondinaire" lorsqu'il a sa
perce cylindrique surmontée d'une anche battante, ou
chanterelle lorsque sa perce est conique surmontée
d'une anche double.
3°/ Le boîtier relie ces deux éléments
au sac permettant l'interchangeabilité des pieds (
donc des tonalités).
- Le soufflet : il n'est pas à attribué uniquement
à la cabrette et encore moins à l'invention
d'un auvergnat car nombre de cornemuses l'utilisent depuis
longtemps en Europe.
La cabrette peut être à bouche ou à soufflet.
Dans
la complexité des échanges entre les Monts d'Auvergne
et la capitale, la musique circule et se modifie des styles
de jeux pouvant varier d'un canton à l'autre tout en
étant étroitement dépendant des modèles
parisiens.