SA
MAISON
La
maison
de l'auvergnat est peu dispersé et généralement
groupé en hameaux et villages. Il peut être
de nature très variée, comme la géologie
même du pays. Toutes les sortes de matériaux
sont utilisés autant pour les toitures que pour les
bâtisses elles-même. La roche volcanique et
le granit se retrouvent dans les pays de montagnes comme
les toits de lauzes* ou d'ardoise, mais la tuile romaine
occupe de vastes domaines. Dans le Tiernois et le Livradois,
on trouve également de très belles bâtisses
en pisé (terre).
De par l'économie traditionnelle du pays, orientée
vers l'élevage et la polyculture, les bâtiments
les plus caractéristiques de l'architecture locale
sont les bâtiments de fermes.
La forme la plus commune est celle de la maison-bloc sur
deux étages. Dans les pays des vignes, on trouve
surtout des maisons-blocs en hauteur, réservant le
rez-de chaussée au cellier. Ces maisons possèdent
en général une cave pour le stockage du vin.
Dans l'ouest de la région, on peut trouver des maisons
à logis séparés.
L'architecture villageoise, très proche de celle
des campagnes, a elle aussi énorménent de
charme.
Dans
les maisons de ferme, on trouve généralement
au rez-de-chaussée deux pièces : la cuisine
et le "salon"
(ou "cabinet").
On vivait dans la première de ces pièces et
la seconde ne servait que pour les occasions exceptionnelles
(mariage, enterrement...) et pour mettre à l'abri
les objets précieux. Les chambres étaient
à l'étage.
Les
maisons campagnardes ont particulièrement une structure
en gros blocs de basalte et une toiture assez lourde et
enveloppante. En général, elle abrite une
vaste grange à foin, qui donne principalement vers
le Sud. La plupart ont leurs toitures qui arrivent jusqu'au
sol à l'arrière.
Autrefois le cantalou, vivait dans une seule pièce
qui offrait une grande
cheminée où l'on pouvait voir les lits-placards
cachés par des rideaux, poussés contre les
murs.
Le
buron
est une habitation d'altitude temporaire trapue et couverte
de lauzes*. Il héberge le vacher pendant la saison
estivale. C'est ici qu'est préparé le fromage
et le beurre que le maître
du buron et ses pâtres
font descendre de temps à autre. Il reste encore
peu de burons, notamment au dessus de Salers, sur les pentes
du puy Violent.
Dans le Forez et le Livradois, c'est toute la famille qui
passait l'été sur les sommets où ils
rejoignaient la ferme
d'en-haut, bâtisse solide recouverte de chaume.